Deux belles journées d’atelier, des rencontres à la pelle, un concert dans un très chouette lieu, c’est ce qui nous a occupé depuis hier matin.

Nous proposons des ateliers au complexe Raymond Allard à St André, qui accueille des personnes en situation de handicap en externat pour cette période de vacances scolaires. Au contact d’enfants, ados et jeunes adultes, nous (re)découvrons la puissance et la portée des outils que nous utilisons tous les jours, depuis des années. L’émotion suscitée par un rythme qui tourne, une belle chanson ou un trait réussi, les éclats de rire, les explosions de joie, mais aussi l’ennui, le désespoir de ne pas y arriver, tout ceci nous parvient sans filtre, brut. Nous voyons à quel point nous-même et les publics avec qui nous avons déjà travaillé avons construit des couches de protection pour que ce qui touche à l’émotion soit gardé en nous, modéré ou censuré.

Ce sont des séances d’ateliers très intenses qui rythment nos journées, qui transforment notre énergie, celle des jeunes et des adultes en moments exceptionnels. Nous alternons entre des ateliers découverte avec des jeunes qui sont là pour une séance de deux heures avec des ateliers avec des groupes fixes pour des blocs de quatre séances qui donneront lieu à un petit spectacle lors du festival du 26 juillet qui clôturera ces deux semaines.

Hier soir, concert à La Cerise, un café concert à St Paul. Première présentation publique de notre spectacle, pas mal d’amis retrouvés, de rencontres encore. Accueil très sympa de l’équipe de La Cerise et du public, et retour dans la nuit pour se poser quelques heures avant de repartir pour une journée d’ateliers. La journée de demain sera un peu la même que celle de mercredi, ateliers la journée et concert le soir, à St Pierre cette fois, dans le sud de l’île. Pas mal de kilomètres et un retour tardif certainement, on se reposera (peut-être) dimanche.

Un article express aujourd’hui, les journées sont longues et ne menacent pas de raccourcir.

Ça y est c’est parti, après une belle fête de lancement animé par les Faizeurs de Son (le groupe de percussions local, qui se produit régulièrement),  les ateliers ont démarré, en dessin, percussions et chansons. Parmi de très nombreux ateliers dont théâtre et clown, méditation, fabrication d’instruments de musique, danse, nous proposons pour les deux semaines à venir des ateliers autour de nos pratiques qui se croiseront, au sein d’un dispositif impressionnant qui accueille plus de 400 personnes en situation de handicap, avec un personnel encadrant très nombreux également.

On fait connaissance, on joue, on rit, et on commence déjà à préparer le festival qui aura lieu le 26 Juillet prochain.

Déjà des moments d’exception, la musique est une des fondations de cette terre, ces journées promettent d’être riches en rencontres, en dessins et en chansons.

Le soleil se lève sur La Bretagne, le quartier de Chez Hil, et l’on descend se perdre dans les couleurs, les rumeurs et les odeurs du marché du Chaudron à Saint Denis.

Entre les bougies à souffler et les buts à compter, une petite journée ou l’on réussit à poser un son à La Montagne chez nos amies Christiane et Michelle, pour vérifier que le matériel a bien supporté le voyage, que le nouveau vidéo projecteur fait le boulot et que Nino se souvient des paroles de Capitaine.

On reste chez nos amies pour profiter du coucher de soleil et tomber quelques Dodos et quelques pizzas en soutenant les bleus (et les rouges pour certains).

Accueillis comme des princes à l’aéroport, on a filé chez Hil, qui nous hébergera pour une première quinzaine de jours. La vue depuis le jardin est du genre pas dégueu. L’accueil est grandiose, on rencontre toute l’équipe avec qui on mènera les ateliers cette semaine, et on déguste le repas créole qui nous est offert. Samosas, gratin de chouchous, cari de poulet, gâteau-patate et rhum arrangé, c’est pas à La Réunion qu’on perdra du poids.

On enchaine sur nos premières leçons de musique de l’océan indien avec Hil au chant et à la guitare et Zamba à la valiha, cithare tubulaire malgache qu’il joue en virtuose. On décortique les bases du rouleur et du kayamb, et on se perd dans les rythmes réunionnais et malgaches.

On se pose pour un petit sieston, mais on se réveille deux heures après, alors que la nuit est tombée d’un seul coup. Petit contrecoup des 24h de voyage qui ont précédé. Encore 24h pour se mettre dans le rythme local, et on démarre en trombe les ateliers dont nous parlerons un peu plus ici les jours qui viennent.

Prochainement en tournée sur une île où les volcans sont mobilisés en tant que comité d’accueil, on tue les heures d’attente aux correspondances en mettant à jour le blog.

Ci-dessus une petite partie des bagages de l’équipe, ça risque de frotter un peu à l’enregistrement. Non, on ne prend pas l’armoire qui est derrière.

C’est l’occasion de partager ici aussi la programmation de ce périple, pour ceux de nos amis qui sont moins présents sur les réseaux sociaux.

Nous voilà sur la route avec l’espoir de faire de nombreuses rencontres graphiques et musicales, semer et récolter, partager et apprendre, goûter ce pays dont on dit tant de bien. Nous partons pour la première fois en avion avec ce spectacle qui est pensé par et pour le voyage. L’occasion de faire le point matériel et de chercher une façon d’être autonomes sur place en pouvant jouer n’importe où lorsque nous en aurons l’opportunité. Sono, vidéo projecteur, instruments, crayons, tout est dans les malles, prêt à être dégainé où le vent nous porte.